Bernard FILIAIRE Écrivain, Essayiste, Enquêteur, il a déjà écrit sur les sectes, les mineurs et les déportés-résistant. Avec des interventions d’Anny Duperey, marraine de l’association S.O.S. Papa.
-Aux éditions STOCK 1998

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- L’amour maternelle véritable serait de laisser à un enfant le droit de vivre avec son père. Une mère doit laisser une partie d’elle-même à la porte de la vie pour laisser son enfant y rentrer.

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- Une présence efficiente du père est nécessaire pour équilibrer la toute-puissance maternelle.

- Dans son rapport parlementaire de mai 1998, Michel ANDRÉ constate "La détérioration du tissu social et familial dans les quartiers difficiles avec toutes les conséquences qui en résultent : délinquance, incivilités. Il faudrait commencer par rendre aux pères toute la place dans des situations dont ils ont eu trop tendance à être écartés voire exclus par les professionnels de l’éducation, de l’enseignement, du social, de la police et de la justice. Ne sont ils pas d’autant plus démissionnaires qu’ils ont été disqualifiés"

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- Les allégations de violences conjugales ou d’abus sexuels envers l’enfant mises en oeuvre par certaines mères afin de couper les pères de leur enfant, sont un moyens de nier les liens affectifs entre le père et son enfant en vue de créer " le meilleur des mondes" : un monde sans pères!

- Les pères sont diabolisés. Ils sont susceptibles des pires abominations , les accusations de brutalité et d’inceste apportent une preuve concrète du "satanisme" du père et innocentent les mères de toute responsabilité dans la séparation.

- Ces mères ne tiennent plus compte que de leur loi "naturelle".

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- Aldo NAOURI pédiatre et psychanalyste est un spécialiste à la renommée internationale des relations intra-familiales observe : " Le père , par l’effet de l’exercice de sa fonction, est le garant d’une limite à ne pas franchir. Son action dans ce domaine est de la plus grande importance et va commander toutes les autres actions. Il est là essentiellement pour dire NON à la propension incestueuse qui infiltre les gestes même les plus banals de la mère. Il doit y avoir quelque chose qui puisse signifier à l’enfant qu’elle fait bien ce qu’elle fait mais qu’elle peut le faire parce que lui, le père ne s’y oppose pas . On imagine combien pareille action, cruciale, peut être mal vécue par la mère dont elle bride le fantasme incestueux autant que par l’enfant qui la perçoit comme frustrante".

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- Souvent les travailleurs sociaux et les juges confondent l’intérêt de l’enfant avec celui de la mère, comme s’il y avait là une fusion inaltérable, un tabou. Faisant cela ils ignorent l’inquiétude et l’angoisse de l’enfant, et le piège dans lequel il est enfermé.

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- Laurence NOEL premier juge à Rochefort sur mer : "Qui est le bon parent ? Et conclure avec fermeté, un parent qui a séparé l’enfant de l’autre parent n’est pas à priori le bon parent. Une loi n’est pas indispensable, c’est un des points que la jurisprudence devrait élaborer".

- Un arrêt de la cour de cassation de 1973 considérait que le fait pour un parent gardien de ne pas présenter l’enfant à celui qui était en droit de le réclamer et nonobstant, l’intérêt psychique de l’enfant, il s’agit d’un manquement grave aux devoirs éducatifs et ordonna le transfert de domiciliation à l’autre.

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- L’un des problèmes de la justice familiale est de considérer l’enfant comme "objet de la mère", et de confondre le désir de la mère et l’intérêt de l’enfant et de la mère elle même. Car si ce désir et cet intérêt sont dissociable et souvent antagoniste, l’intérêt des 2 est le même, il se rejoint au travers de la tutelle du père.