Didier DUMAS
Psychanalyste d’enfants, il a longtemps travaillé avec Françoise DOLTO. Il exerce en libéral et dans un service de psychiatrie pour enfant.

-Aux éditions Hachette 1999.

Didier DUMAS, en plus de son propre travail, s’appuie sur les travaux d’auteurs, sociologues, cliniciens, psychiatres, psychologues, psychothérapeutes et psychanalystes : Évelyne Sullerot, Aldo Naouri, Geneviève Delaisi Christiane Olivier, Joël Dort, Jean Jacques Bozonnet, Jean Claude Guillebaud, Tessa Ivascu, Bernard This, Yvonne Knibiehler, Guy Corneau, Simone et Moussa Nabati, Alice Miller, Bronislaw Malinowski, Michel Guibal, Jacques Nobécourt etc ... Et bien sur Françoise Dolto.

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- Mais alors que les psychanalystes et les psychiatres sont unanimes pour affirmer que l’équilibre mental de l’enfant dépend, au premier chef, des liens qui le relient à son père, au niveau de son statut social, de sa garde, de ses droits et de sa tutelle, cette dimension première de sa santé est quotidiennement déniée. La santé mentale de l’enfant est indissociable de son droit à dépendre d’un autre tuteurage que celui de sa mère. Ce droit devrait être inaliénable.

- Un livre qui s’adresse aux parents et aux professions prenant en charge la santé de l’enfant.

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- Les structures mentales du père occupent dans la construction psychique de l’enfant une place aussi importante que celle de l’utérus maternel dans la construction de son corps.

Pages 68/69

- L’intelligence, la vivacité et la santé mentale d’un enfant dépendent en premier lieu de sa capacité à s’identifier à quelqu’un d’autre que sa mère donc de son droit à référer son existence à une autre personne qu’elle.

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- Un partage des rôle : la mère lui donne un corps en le portant durant 9 mois, Le père lui donne sa construction psychique.

- Accueillant l’homme et sa semence, la mère accueille l’enfant dans son corps pour qu’il y construise le sien. Reconnaissant le bébé qu’elle met au monde, le père l’accueille dans ses structures mentales pour qu’il y enracine les siennes.

- Se reconnaître père, c’est assumer d’être une instance responsable de l’enfant, et surtout dans la différenciation d’avec la mère.

Pages 71/72

- La conception d’un enfant est double : mentale et corporelle, immatérielle et matérielle. la première est aussi fondamentale que la 2ème. La conception matérielle dépend de celle qui est immatérielle, mentale, surtout parce qu’elle installe les bases sur lesquelles l’enfant aura à se construire.

- les enfants qui ont des désordres mentaux, psychotiques, autistes etc... ont une absence de construction mentale, une absence de père.

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- Être père c’est accueillir l’enfant dans son statut d’humain, c’est l’accueillir dans son nom, c’est lui offrir un lieu de vie à partir duquel il établira ses règles de vie, sa morale, ses idéaux, son éthique et sa solidité mentale.

- L’absence de père est à l’origine de tous les troubles mentaux.

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- Maternant l’enfant la mère l’initie à une double existence, l’une de corps, l’autre de paroles, mais l’homme, le père avec lequel elle l’a conçu reste le garant de son existence proprement humaine car il est celui avec lequel elle l’a inscrit dans son existence langagière et mentale.

- Le père est ainsi le lieu d’enracinement proprement humain une matrice identificatoire dont dépend l’inscription de l’enfant dans le langage et c’est en cela qu’il est le pivot de sa construction mentale.

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- Il est vitale pour la santé mentale du nourrisson de pouvoir s’identifier à 2 personnes.

- Le désir du bébé de se mettre à parler ne dépend pas de l’identification à la mère, mais de l’identification à son père.

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- Le père = la porte d’entrée dans le langage.

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- Il est vital, dans la construction mentale de l’enfant, qu’il puisse référer son existence à un autre tuteurage que celui de sa mère, à quelqu’un qui soit responsable de sa présence et de son avenir, et le soit au même titre qu’elle.

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- L’amour inconditionnel de l’enfant pour sa mère est sa première fragilité. S’il ne peut aimer qu’elle il se retrouve en danger d’involution.

Pages 157/158

- Dans ce lien l’enfant se perd s’il ne peut en tisser un autre avec le père. Sinon il sera névrosé, psychotique ou pervers.

- L’amour du père rééquilibre, contrebalance et agrandit celui que l’enfant porte à sa mère. Il le protège du risque d’enfermement duel qui est à l’origine de tous les troubles mentaux.

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- Du point de vue de la santé mentale de l’enfant, la seule bonne mère est celle qui sait qu’elle ne peut l’être sans père.

Pages 195/196

- Le droit le plus élémentaire d’un enfant est celui d’avoir un corps autonome et indépendant de sa mère.

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Les 2 points les plus importants dans la construction d’un enfant, la Parole et la conception immatérielle, langagière, et mentale, permettent de définir en quoi la fonction paternelle est indissociable du statut de l’être humain. L’ignorer c’est amener une jeunesse privé de pères, tôt ou tard, à s’en prendre aux structures juridiques et sociales qui en sont responsables.