Une avancée pour
les pèresPeu à peu, de nouvelles lois de la famille ont fait leur apparition.
Parmi elles, les mesures de l’exercice de l’autorité parentale. Les pères divorcés ou séparés peuvent désormais demander une résidence alternée. L’enfant habitera par exemple une semaine chez la mère et une semaine chez le père.
Une grande satisfaction pour les associations de pères, et notamment celle de la "Condition paternelle et protection de l’enfance", la seule en Isère à représenter la parole des hommes dans le département. Pour Alain, son Président, cette nouvelle loi est plus qu’une avancée :
"la cause de la résidence alternée était notre principale revendication. Avant, le père n’était qu’un visiteur. La mère obtenait la résidence principale et l’enfant avait l’impression qu’elle seule s’occupait de lui".Aujourd’hui, l’article 373-2 de la loi sur l'autorité parentale de mars 2002 indique que les deux parents doivent maintenir des relations personnelles avec l’enfant. Une façon de reconnaître le rôle essentiel du père dans la construction de l’enfant :
"il faut un équilibre. Les pédopsychiatres le répètent.Un enfant qui ne voit pas assez son père a des problèmes avec l’autorité. Il n’osera pas se mesurer. Il a souvent des difficultés scolaires, il devient parfois violent avec sa mère".
Aujourd’hui, la moitié des enfants de plus de dix ans issus de couples séparés ne voit plus du tout leur père. Les plus chanceux les voient un week end sur deux.L’équilibre devrait maintenant être retrouvé, mais les mentalités évoluent parfois plus lentement que les lois :
"beaucoup pensent encore que seule une mère est capable de s’occuper d’un enfant, que c’est son rôle. Je pense qu’il faudra encore dix ans avant que notre rôle de père soit pleinement reconnu".Permanence de l’association "Condition paternelle" le jeudi de
18h00 à 20h30, 6 bis rue Berthe de Boissieux. 04 76 85 41 56
Les Nouvelles de Grenoble - juin 2003